De notre immense chambre d’hôtel, nous décidons de laisser les rues animées de Varna pour des lieux plus sauvages, nous avons presque peur de ne pas retrouver le sentiment de tranquillité et de liberté que nous avons éprouvé à Vama Veche…

Sur notre carte à moitié déchirée de la Bulgarie, nous reperons une plage près d’un parc protégé, Kamchia et prenons la route de la gare routière repéré la veille…

Galère de transport

La journée commence par un embrouille avec le contrôleur de bus de ville, une femme pas souriante qui veut nous compter un supplément pour nos sacs à dos !  Elle en bulgare, nous en anglais, defendons notre point de vue et refusons ! A l’aller, nous avons payé le prix normal alors que le bus était blindé !!! Nous descendons en colère à l’arrêt suivant sous les remarques de la mégère qui ten’te de se justifier en Bulgare auprès des autres passagers d’un air superieur…

Une bonne marche nous fera du bien et nous rejoignons sous un soleil de plomb la gare… Sur les conseils de la guichetière, nous abandonnons l’idée d’aller à Kamchia et optons pour une plage similaire, Karadere près de la ville de Byala. Notre bus pour Byala est dans 3 heures, le temps de trouver une paire de tongs dans le gros centre commercial d’à côté, une ampoule plus grosse que mon doigt de pied m’a fait souffrir toute la journée et obligé à une operation chirurgicale de fortune avec un opinel !

Arrivés à Byala, nous tentons désespérément de trouver un transport vers Karadere, notre petite plage déserte mais après une bonne heure de discussion avec les habitants du coin, cela semble bien vain… La moins pire des solutions est une marche d’environ 2 heures sous le soleil dans de petites montagnes avec nos gros sac à dos… Nous renonçons !

Nous decidons de rejoindre une autre belle plage conseillée par nos amies allemandes de Vama Veche, Irakli Beach. Mais à Byala,aucun bus ne semble partir avant tard..

Nous tentons alors le stop, mais en vain, les voitures sont très nombreuses, mais nous sommes dans une région de grosses stations balnéaires où les riches bulgares et étrangers roulent dans de belles Mercedes ou 4×4 et ne veulent pas salir leurs sièges …

Apres une bonne heure de frustration, nous arretons finalement un mini bus qui va jusqu’à Sunny Beach, la plus célèbre de ces stations grand public, qui pour une petite somme, nous propose de nous laisser à l’embranchement de la route vers Irakli…

Il n’existe pas de liaison bus régulière pour Irakli, cest une plage sauvage dans la continuité d’une plage semi privée appelée Vaya Beach… De l’embranchement à Vaya Beach, une route abîmée de 2 kilomètres environ empruntée seulement par les connaisseurs qui veulent un peu de calme pour la journée…

Irakli Beach

Refroidis par le stop nous parcourons la distance à pied, meurtris par nos lourds fardeaux, faisans le double de distance, trompés par les indications hasardeuses des panneaux de signalisation de fortune …. Mais la torture valait le spectacle, nous arrivons finalement sur cette plage sauvage, tout de même habitée d’une trentaine de tentes installées sauvagement et parfois à long terme dans le sable magnifique…

Après montage de notre chez nous et un court reperage des lieux, nous tombons épuisés de cette difficile journée de route, au doux son des vages à quelques mètres de nous…

Photos du jour